dimanche 13 janvier 2019

Votre retraite ? Et la mienne...

M. Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, travaille courageusement depuis de longs mois à l'organisation de la concertation sur la prochaine réforme des retraites. Ce que donnera cette concertation, chacun l'ignore, mais elle se fera certainement dans la douleur. Pour nous en particulier qui dans la fonction publique conservons pour l'instant le calcul de notre retraite à partir du montant de nos six derniers mois de traitement.

Il va y avoir du travail pour les syndicats, et particulièrement pour les syndicats alliés du GDiD, dans les mois qui viennent entre ce chantier important et celui qui l'est tout autant de l'avenir des Directeurs d'école. D'où ma tristesse de constater la désaffection réelle du corps enseignant lors des dernières élections professionnelles. Ce ne sont pas des gilets ou des stylos qui disputeront le bout de gras et défendront nos ultimes avantages.

En attendant, je suis toujours surpris de constater à quel point les agents de la fonction publique, et évidemment les enseignants au premier chef, sont peu au courant de leurs conditions de départ à la retraite.

Si chacun d'entre nous sait que pour l'instant celle-ci est calculée en fonction de nos six derniers mois de traitement, beaucoup ignorent en revanche que les "primes" et autres indemnités sont également prises en compte par le régime de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (RAFP). Les Directrices et Directeurs d'école sont évidemment concernés au premier chef par cette mesure. Si je regrette que notre statut ne soit pas différent de celui de nos adjoints alors que notre travail l'est totalement, si je regrette donc que nous n'ayons qu'une "indemnité"  au lieu d'un salaire représentatif de nos responsabilités, pour autant j'apprécie que cette obole soit néanmoins considérée pour notre retraite.

Chaque mois depuis le 1er janvier 2005 nous cotisons, et notre employeur également, à ce régime additionnel. L’employeur déclare les cotisations des agents (le taux de cotisation étant réparti à parts égales entre l’agent, 5%, et l’employeur, 5%) calculées sur leurs rémunérations accessoires dans la limite de 20% du traitement indiciaire brut. Ces rémunérations sont ensuite transformées en points qui, multipliés par la valeur de service du point, donnent le montant de la prestation perçue par l’agent.

Cette prestation pour ceux qui partent en retraite maintenant sera certainement versée sous forme de capital car pour obtenir une rente il faut bénéficier d'un nombre de points égal ou supérieur à 5125, et la durée effective des versements depuis 2005 ne le permettra peut-être pas.

De plus il faut savoir que l'âge d'ouverture des droits est de 62 ans pour ceux qui sont nés après le 1er janvier 1955. Moi-même né en 1961 et qui partirai à 59 ans (après 41 ans de carrière quand même, j'ai fait ce choix) ne toucherai mon capital qu'à 62 ans.

Pour vous informer, vous pouvez consulter le site de la RAFP.

Pour consulter votre compte, vous devez le créer sur le site de la Caisse des dépôts.

Pour calculer votre capital (ou votre rente) vous pourrez ensuite vous pencher sur cette page qui vous donne les éléments de calcul.

Bons calculs !

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